A-Live Online Show, HardDiskMuseum

À partir du 18 mars 2020

 

Commissariat : Solimán López Cortez

Artistes : Roger Vilder, Mohsen Hazrati, Snow Yunxue Fu, Paulo Arraiano, Mit Borrás, Milad Forouzandeh, Kamilia Kard, Jorge Isla, John Sanborn, Jm Stash, Ines Norton, Haydiroket, Dylan Côté & Pierre Lafanechère, Donatien Aubert, Carlotta Aoun, Angelina Merenkova, Alba Triana, Antoine Schmitt, Sabrina Ratté, Pia MYrvoLD, Martina Menegon, Jurgen Trautwein, David Guez, Caroline Delieutraz, Claudia Hart, Jonathan Monaghan, Julia Puyo, Pascal Dombis, Emilie Gervais, Miyö Van Stenis, Domenico Barra, Vladimir Muhvich, Fleury Fontaine, Sandra Araújo, Klaus Fruchtnis, Davis Lisboa, Ricardo Iglesias, Systaime, Jorge Castro, María Cañas, Laís Pontes, Juan Miceli, Lab Inter, Sebastián Tedesco, Maximiliano Bellmann, Mateo Amaral, Marcos Calvari, Kevin Kripper, Javier Bilatz, Guido Corallo, Gabriel Rud, Diego Alberti, Ciro Múseres, Azul de Monte, Ricardo de Armas, Andrés Senn, Esteban Ottaso, Guillermo Jones, Gregory Chatonsky, Yael Kanarek, Arturo Moya Villén, César Escudero Andaluz & Mario Santamaría, Enrique Radigales, Fabien Zocco, Rubén Tortosa, Inma Femenía, Bosch & Simons, Hugo Martínez-Tormo et Juan Covelli.

 

Le Harddiskmuseum a été fondé en 2015 par Solimán López Cortez, comme un hommage à la culture dématérialisée et intangible.

Il regroupe sur un disque dur plus de 500 œuvres agrégées auprès d’environ une centaine d’artistes investis dans les arts numériques. Son contenu est accessible sur le site https://space.harddiskmuseum.com/.

Le 18 mars marque l’annonce de la prochaine conversion du musée en ADN et l’ouverture de l’exposition A-Live, incorporant les entrées les plus récentes au sein de son répertoire.

L’exposition participe de façon remarquable à la culture produite dans ce moment global provoqué par la pandémie et révèle l’importance croissante qu’ont les circuits informationnels pour nous maintenir en contact.

 

***

Les échos du vide, troisième exposition du « Cycle des duos », Placement Produit, Aubervilliers

Du 28 novembre au 8 décembre 2019

 

Exposition en binôme avec Tiffanie Pichon

 

Ce jour-là, des lilas bleus engorgent la terrasse.

Il y a un cratère et une plaine de poussière noire.

Il y a une falaise aux graminées grises et salées qui vacillent au vent.

Une étoile. Un feu.

Les immortelles des dunes balancent leurs pompons jaune vif.

Une chaise vide dans la véranda. Éphéméride.

Dans le calendrier du ciel étoilé se lit l’histoire terrible et sourde de catastrophes stellaires innombrables : nébuleuses, supernovæ, trous noirs. Les vivants contemplent le cosmos, curieux et inquiets des récits que le cours de leurs existences lui impulse.

La vie parle à elle-même.

Dans ce grand tumulte, l’être humain, confronté à sa propre obsolescence, lance des projectiles vers le cosmos et crée des dispositifs robotiques pour accompagner sa solitude.

Il y a des plantes aux feuilles immobiles et des faux soleils qui les nourrissent. Il y a ce bleu latent qui couve. Des échos qui hésitent. Le drap rose flotte dans un arbre éternellement. Éveil d’une constellation. Reflets incertains de vie à travers la vitre. Et à nous que nous manque-t-il ?

 

***

DUOMO IN PROGRESS - Super Modern Art Museum SPAMM, EP7, Paris

Du 21 novembre au 5 décembre 2019

 

Commissariat : Carlos Sanchez-Bautista.

Artistes : Donatien Aubert, Juan Covelli, Richard Garet, Tomek Jarolim, Eduardo Kac, Kamilia Kard, Solimán López, Miltos Manetas, Manuel Minch, Pedro Morales, Ciro Museres, Eliott Paquet, Antoine Schmitt, Systaime, Mohsen Hazrati, Román Torres et Roger Vilder.

 

DUOMO IN PROGRESS est une exposition regroupant une sélection de grands noms de la scène artistique française et internationale contemporaine, dont des pionniers de l'art numérique, qui créent des images à partir de code informatique.

Une importance particulière a été accordée à la recherche (quasi archéologique) en ligne d'œuvres des origines, la plupart interactives, afin de les préserver.

 

spamm.fr a été fondé en 2011 par le net-artiste français Systaime, à l’origine de la French Trash Touch (clin d’œil à la veine techno française qui a porté les Daft Punk & co à l’attention internationale). C'est l’émanation d’une net-culture et les immenses écrans de l’EP7 à Paris permettent à ces artistes numériques de diffuser leurs œuvres non plus seulement sur Internet.

 

***

Autonomie Zéro, Cité internationale des arts, Paris

Du 21 novembre au 2 décembre 2019

 

Commissariat : Gilles Alvarez et Dominique Moulon.

Artistes : Donatien Aubert, Marion Balac & Carlos Carbonell, Adam Basanta, Rocio Berenguer Roldan, Émilie Brout & Maxime Marion, Christophe Bruno, Quentin Destieu, Benjamin Gaulon & Jérôme Saint-Clair, Elisa Giardina Papa, Varvara Guljajeva & Mar Canet, So Kanno & Yamaguchi Takahiro, Esmeralda Kosmatopoulos, Fabian Kühfuß, Pe Lang, Claire Malrieux, Egor Kraft, Julien Prévieux, Bérénice Serra avec Marion Balac, Raphaël Fabre, Mathieu Tremblin, Arzhel Prioul et Julien Toulze.

 

Il est de multiples manières d’envisager l’absence ou la perte d’autonomie, tant chez l’humain que chez la machine, mais c’est une question sociétale essentielle. Nous avons, au fil du temps, délégué nos connaissances et intelligences aux centres de données et applications. Jusqu’à nos souvenirs les plus intimes dont on ne saurait dire avec précision où ils sont localisés. Nous perdons tous nos moyens à l’idée même qu’une batterie soit faible ou qu’un service, ne serait-ce que temporairement, soit inaccessible...

L’exposition Autonomie Zéro vise à remettre de l’humain dans la machine comme à révéler l’importance des décisions ou intuitions qui sont nôtres et le resteront vraisemblablement encore pour longtemps. Les algorithmes, nous dit-on, sont susceptibles d’apprendre par eux-mêmes si tant est qu’on les stimule. C’est cette stimulation essentielle que l’on veut examiner ici, à travers les œuvres d’artistes au plus près des dispositifs techniques qu’ils mettent en œuvre pour faire acte de création ensemble. La dédramatisation de l’absence ou de la perte d’autonomie nous permet d’envisager l’interdépendance telle la valeur première d’un art d’aujourd’hui en cette ère du tout-numérique.

  •  

  •  

  •  

  •