AU-DELA DU RÉEL ?, Biennale Némo, Centquatre-Paris

Du samedi 9 octobre 2021 au dimanche 9 janvier 2022

https://www.104.fr/fiche-evenement/au-dela-du-reel.html

 

AU-DELA DU RÉEL ?

Révéler l’invisible par les arts numériques, les sciences et les technologies.

 

Après avoir questionné une plausible autonomie des machines, les ressorts du hasard dans la création numérique et l’éventuel remplacement de l’humanité par des espèces technologiques, la Biennale Némo teste la capacité des arts et des technologies à révéler ce qui nous est invisible, qu’il s’agisse de phénomènes naturels, artistiques ou sociaux.

 

Nombre d’artistes contemporains font œuvre de phénomènes astrophysiques, magnétiques, chimiques, nucléaires mais aussi sociétaux, économiques, sociologiques par la manifestation de l’imperceptible et la production de nouvelles cartographies du « réel ». Se réinvente alors un art de l’infiniment petit ou de l’infiniment grand, celui qui tend l’oreille au bas bruit, aux signaux faibles et s’aventure en zones critiques. Celui qui s’augmente de géométries inédites, de datas satellitaires, d’analyse spectrale du son, de machine learning, de data-visualisation, de deep fake pour relire le réel, mettre en doute les néo-vérités et parfois aller jusqu’à créer une nouvelle « foi perceptive ».

 

Au creux de l’invisible du monde réel jaillit alors l’inouï de nouvelles formes esthétiques, mais aussi une autre perception du monde qui nous entoure.

 

Que nous révèlent les sciences et les technologies quand elles s’augmentent des imaginaires artistiques ?

 

Quels sont les impensés de la culture numérique, scientifique et leurs impacts sur nos vies et notre avenir ?

 

Cette 4e édition de la Biennale Némo s’attachera à révéler les artistes et courants invisibles de cette création invitant ses spectateurs à, selon la formule de l’astrophysicien Michel Cassé, « adapter nos yeux à ce qu’ils ne peuvent pas voir ».

 

 

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Illustration : © Peter Strain

 

« Week-end BLADE RUNNER »

Dans le cadre de la Biennale Némo, Centquatre-Paris

Conférences / Tables rondes / Concert

Samedi 27 et dimanche 28 novembre 2021

https://www.104.fr/fiche-evenement/week-end-blade-runner.html

 

Nous vous proposons un très riche week-end BLADE RUNNER avec de nombreuses conférences et tables rondes, des documentaires, de la VR, du fan art, et le samedi soir, ATOTAL, le nouveau concert audiovisuel de Franck Vigroux et Antoine Schmitt en avant-première. Parmi les sujets abordés : l’esthétique de l’artificiel, les descendants de B.R., son influence sur le théâtre, la bande-dessinée, le cyberpunk, le jeu vidéo, la cybernétique, l’urbanisme, le transhumanisme… Et bien sûr l’empathie, cette émotion invisible de plus en plus difficile à discerner, alors qu’elle est censée différencier l’humain de l’androïde.

 

Le week-end BLADE RUNNER est conçu et organisé par la Biennale Némo / Le Centquatre-Paris et la Chaire arts & sciences de l’École polytechnique et de l’EnsadLab, sur une proposition de Christopher Robinson, maître de conférences à l'École polytechnique, avec la complicité des artistes Donatien Aubert et Ismaël Joffroy Chandoutis.

 

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« Demain, des fermes gratte-ciel ? », Les Disputes d’AgroParis Tech

Dans le cadre de la Biennale Némo, Centquatre-Paris

Rencontres / Arts numériques

Mercredi 13 octobre 2021

https://www.104.fr/fiche-evenement/la-dispute-demain-des-fermes-gratte-ciel.html

 

En miroir d’AU-DELÀ DU RÉEL ? - L’exposition et de son espace Natures dénaturées, notre partenaire AgroParisTech lance ses premières « Disputes » de saison avec, comme à son habitude, des spécialistes d’une question écologique VRAIMENT pas d’accord entre eux, et en présence d’un artiste témoin et lui-même critique : Donatien Aubert qui présente ses Jardins cybernétiques dans l’exposition du Centquatre-Paris, traitant notamment de cybernétique et d’agriculture urbaine.

 

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Les jardins cybernétiques, solo show à la galerie Odile Ouizeman

Du mercredi 19 mai au samedi 19 juin 2021

 

La modernité technoscientifique a bouleversé le rapport qu’entretient l’espèce humaine avec la vie et les milieux dans lesquels elle s’insère. L’installation Les jardins cybernétiques en dresse le panorama et les conséquences pour le développement des sociétés contemporaines.

 

Le projet donne à voir comment nos représentations mentales du vivant ont été transformées par la dissémination des technologies numériques dans l’environnement et comment celles-ci en retour, contribuent à le remodeler.

 

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Muses Algorithmiques, Nouvelles Perspectives Narratives, Galerrrie du Grrranit, Belfort

Du jeudi 19 novembre 2020 au samedi 16 janvier 2021 (réorganisée du 7 janvier jusqu'au 27 mars 2021)

 

Avec et par : Donatien Aubert, Olivier Bémer, Emilie Brout et Maxime Marion, Cindy Coutant, Disnovation.org, Sylvie Fanchon, Fleuryfontaine, Thierry Fournier, Helen Knowles et Antoine Schmitt.

 

Le médium serait-il le message comme l’énonçait Mc Luhan ? Les processus qui régissent les outils numériques sont des normes qui s’imposent aux artistes qui les utilisent en tentant de trouver des failles qui leur permettent de les détourner et de les questionner. La généralisation du numérique pourrait bien être le retour du langage par rapport au réel, laissant place à une langue programmatique et formelle, celle des algorithmes.

Les questionnements autour de ses outils interpellent notre être au monde numérique. Une forme de pensée découle de ce langage écrit par certains et appliquée à tous (une présence diffuse et impalpable). Cela implique un regard critique et circonspect sur les potentialités de ces nouvelles muses dont nous sommes de plus en plus les sujets.

Un algorithme qui crée de nouveaux concepts artistiques avec les derniers titres des médias : enfin une manière de prédire de nouvelles tendances, au plus proche des questions de notre temps ! Une certaine poésie peut en émerger, mais c’est également une critique par l’absurde d’un marché en perpétuel recherche de nouveautés. La création de ces outils a une histoire. La cybernétique apparaît en 1948 et déjà l’on détournait des découvertes militaires pour des usages plus pacifiques. On délègue de plus en plus aux algorithmes notre mémoire, ils compilent, assemblent et parfois, ils produisent à notre place. Comment les artistes les détournent pour en critiquer leur usage ? Quel dialogue improbable naîtrait de la rencontre d’un chanteur mort depuis 40 ans et d’un chatbot, une intelligence artificielle ? Ces objets parfois nous interpellent et brisent peut-être un peu notre solitude d’humain 2.0 dans d’étranges conversations. Ces intelligences nous observent et semblent renverser notre rapport de spectateur. Elles compilent des données sur nos actions dans la vie réel et sur les réseaux, auraient-elles en plus des états d’âmes ? Sont-elles responsables des actions pour lesquelles nous les avons programmées ? Autant de problématiques qui, au cours du dernier siècle ont été développées par les auteurs de sciences-fictions. Tendraient-elles, aujourd’hui, à l’heure du storytelling généralisé, à devenir des réalités ?

 

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Entretien avec l'Institut français

Jeudi 19 novembre 2020

 

Avec l’installation Les jardins cybernétiques, Donatien Aubert est programmé dans le cadre de Chroniques, la Biennale des Imaginaires Numériques (12 novembre 2020 – 17 janvier 2021), dont l'Institut français est partenaire avec son Focus Arts et créations numériques.

 

Un entretien a été réalisé dans ce cadre. Il est lisible à l'adresse suivante : https://www.institutfrancais.com/fr/rencontre/donatien-aubert.

 

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Éternité : entre collapsologie et transhumanisme, Chroniques, Biennale des imaginaires numériques, Friche la Belle de Mai, Marseille

Du 12 novembre 2020 au 17 janvier 2021

 

Artistes : Mélanie Pavy, Donatien Aubert, Eva Medin, Mathilde Lavenne, Antoine Schmitt, Chuang Chih Wei, Shu Lea Cheang…

 

Incubateurs des Imaginaires Numériques, SECONDE NATURE et ZINC travaillent depuis de nombreuses années à promouvoir et faire émerger la création contemporaine, comprendre le monde en régime numérique et aider les publics à s’approprier les technologies pour développer la créativité et l’émancipation. Dans ce cadre, les deux associations portent CHRONIQUES, Biennale des Imaginaires Numériques, qui se tiendra du 12 novembre 2020 au 17 janvier 2021. Après la lévitation, thématique explorée lors de la première édition de la Biennale en 2018, CHRONIQUES s’intéresse à ce que peut être la notion d’Eternité en 2020. Paradoxe des temps, au moment où le fantasme de l’immortalité se nourrit des avancées en matière de biologie moléculaire, l’effondrement programmé de notre civilisation ne s’est jamais appuyé sur des indicateurs aussi alarmants. Le progrès, longtemps synonyme de la rêverie collective d’un monde meilleur, est devenu symptomatique de nos peurs contemporaines. Plutôt que de céder à la tentation de masquer nos effrois, CHRONIQUES, Biennale des Imaginaires Numériques, propose de rassembler artistes et publics pour donner à voir et à comprendre, s’émouvoir à travers la création artistique contemporaine et questionner ensemble ces nouveaux mondes à inventer. Enfin déconfinés.

 

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Exaggerated Feelings, Galerie Odile Ouizeman, Paris

Du 5 septembre au 31 octobre 2020

 

Commissariat : Carlos Sanchez-Bautista.

Artistes : Donatien Aubert, Asdrubal Colmenarez, Kamilia Kard, Tomek Jarolim et Fabien Zocco.

 

Cette exposition, revendique des valeurs humaines, elle axe sur les sentiments, sur la conscience pour nous amener à nous demander : quelles sont les valeurs de la machine ? Autour des oeuvres de Donatien Aubert, Asdrubal Colmenarez, Kamilia Kard, Tomek Jarolim et Fabien Zocco nous sommes invités à regarder d’autres processus créatif se matérialiser.

 

Asdrubal Colmenarez, présente une œuvre interactive qui interroge la collaboration entre l'humain et le robot alors que Donatien Aubert s’engage dans une esthétique alliant art et science, Fabien Zocco, nous renvoie aux prémices d'une histoire, désormais programmée et Kamilia Kard met en scène la question de la beauté avec une "digital venus". Quant à Tomek Jarolim il déborde d'effets pour initier des réflexions dérangeantes

 

Exaggerated Feelings est un engagement des natifs digitaux, liés par le fil algorithmique de l'intuition, reliés par l'intelligence naturelle, désordonnés, construisant un habitat où tout est à faire ?

 

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« Image 3.0 » : les 16 lauréats de la commande photographique nationale

Annonce du prix, le 6 juillet 2020

 

L’appel à candidatures lancé le 8 avril à l’initiative du ministère de la Culture et du Centre national des arts plastiques en partenariat avec le Jeu de Paume, dans le cadre de la commande photographique nationale intitulée « Image 3.0 », a reçu 226 candidatures.

Ouvert à une diversité de pratiques photographiques, cet appel à candidatures s’adressait aux photographes-auteurs évoluant dans le champ large de l’image et les invitait à se saisir de cette proposition en ayant à cœur de se faire l’écho de notre monde et de ses enjeux contemporains.

Le comité de sélection a retenu les projets de seize photographes-auteurs :

Donatien AUBERT, Mustapha AZEROUAL (Atelier Vingt), Nelson BOURREC CARTER, BRODBECK et de BARBUAT, Gregory CHATONSKY, Raphaël DALLAPORTA (en collaboration avec Louis THIRY et Thomas KERDREUX), Philippe DURAND, Justine EMARD, Noémie GOUDAL, Nicolas GOURAULT, Clarisse HAHN, Manon LANJOUERE, Elsa LEYDIER, Anna MALAGRIDA, Hanako MURAKAMI, Bogdan Chthulu SMITH.

Le comité de sélection salue la qualité et la singularité des œuvres des artistes et des projets sélectionnés. La commande photographique nationale est un dispositif indispensable qui permet de soutenir la création mais aussi d’intégrer par cette procédure des œuvres contemporaines dans les collections nationales.

Les artistes travailleront sur la commande en 2020 et 2021. L’ensemble des projets produits dans ce cadre seront restitués par le Jeu de Paume à l’automne 2021. Les artistes seront accompagnés dans leur projet par les responsables des collections photographie et audiovisuel, vidéo et nouveaux médias du Cnap et du Jeu de Paume.

Les œuvres réalisées rejoindront la collection publique du Fonds national d’art contemporain, gérée par le Centre national des arts plastiques.

 

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A-Live Online Show, HardDiskMuseum

À partir du 18 mars 2020

 

Commissariat : Solimán López Cortez.

Artistes : Roger Vilder, Mohsen Hazrati, Snow Yunxue Fu, Paulo Arraiano, Mit Borrás, Milad Forouzandeh, Kamilia Kard, Jorge Isla, John Sanborn, Jm Stash, Ines Norton, Haydiroket, Dylan Côté & Pierre Lafanechère, Donatien Aubert, Carlotta Aoun, Angelina Merenkova, Alba Triana, Antoine Schmitt, Sabrina Ratté, Pia MYrvoLD, Martina Menegon, Jurgen Trautwein, David Guez, Caroline Delieutraz, Claudia Hart, Jonathan Monaghan, Julia Puyo, Pascal Dombis, Emilie Gervais, Miyö Van Stenis, Domenico Barra, Vladimir Muhvich, Fleury Fontaine, Sandra Araújo, Klaus Fruchtnis, Davis Lisboa, Ricardo Iglesias, Systaime, Jorge Castro, María Cañas, Laís Pontes, Juan Miceli, Lab Inter, Sebastián Tedesco, Maximiliano Bellmann, Mateo Amaral, Marcos Calvari, Kevin Kripper, Javier Bilatz, Guido Corallo, Gabriel Rud, Diego Alberti, Ciro Múseres, Azul de Monte, Ricardo de Armas, Andrés Senn, Esteban Ottaso, Guillermo Jones, Gregory Chatonsky, Yael Kanarek, Arturo Moya Villén, César Escudero Andaluz & Mario Santamaría, Enrique Radigales, Fabien Zocco, Rubén Tortosa, Inma Femenía, Bosch & Simons, Hugo Martínez-Tormo et Juan Covelli.

 

Le Harddiskmuseum a été fondé en 2015 par Solimán López Cortez, comme un hommage à la culture dématérialisée et intangible.

Il regroupe sur un disque dur plus de 500 œuvres agrégées auprès d’environ une centaine d’artistes investis dans les arts numériques. Son contenu est accessible sur le site https://space.harddiskmuseum.com/.

Le 18 mars marque l’annonce de la prochaine conversion du musée en ADN et l’ouverture de l’exposition A-Live, incorporant les entrées les plus récentes au sein de son répertoire.

L’exposition participe de façon remarquable à la culture produite dans ce moment global provoqué par la pandémie et révèle l’importance croissante qu’ont les circuits informationnels pour nous maintenir en contact.

 

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Les échos du vide, troisième exposition du « Cycle des duos », Placement Produit, Aubervilliers

Du 28 novembre au 8 décembre 2019

 

Exposition en binôme avec Tiffanie Pichon

 

Ce jour-là, des lilas bleus engorgent la terrasse.

Il y a un cratère et une plaine de poussière noire.

Il y a une falaise aux graminées grises et salées qui vacillent au vent.

Une étoile. Un feu.

Les immortelles des dunes balancent leurs pompons jaune vif.

Une chaise vide dans la véranda. Éphéméride.

Dans le calendrier du ciel étoilé se lit l’histoire terrible et sourde de catastrophes stellaires innombrables : nébuleuses, supernovæ, trous noirs. Les vivants contemplent le cosmos, curieux et inquiets des récits que le cours de leurs existences lui impulse.

La vie parle à elle-même.

Dans ce grand tumulte, l’être humain, confronté à sa propre obsolescence, lance des projectiles vers le cosmos et crée des dispositifs robotiques pour accompagner sa solitude.

Il y a des plantes aux feuilles immobiles et des faux soleils qui les nourrissent. Il y a ce bleu latent qui couve. Des échos qui hésitent. Le drap rose flotte dans un arbre éternellement. Éveil d’une constellation. Reflets incertains de vie à travers la vitre. Et à nous que nous manque-t-il ?

 

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DUOMO IN PROGRESS - Super Modern Art Museum SPAMM, EP7, Paris

Du 21 novembre au 5 décembre 2019

 

Commissariat : Carlos Sanchez-Bautista.

Artistes : Donatien Aubert, Juan Covelli, Richard Garet, Tomek Jarolim, Eduardo Kac, Kamilia Kard, Solimán López, Miltos Manetas, Manuel Minch, Pedro Morales, Ciro Museres, Eliott Paquet, Antoine Schmitt, Systaime, Mohsen Hazrati, Román Torres et Roger Vilder.

 

DUOMO IN PROGRESS est une exposition regroupant une sélection de grands noms de la scène artistique française et internationale contemporaine, dont des pionniers de l'art numérique, qui créent des images à partir de code informatique.

Une importance particulière a été accordée à la recherche (quasi archéologique) en ligne d'œuvres des origines, la plupart interactives, afin de les préserver.

 

spamm.fr a été fondé en 2011 par le net-artiste français Systaime, à l’origine de la French Trash Touch (clin d’œil à la veine techno française qui a porté les Daft Punk & co à l’attention internationale). C'est l’émanation d’une net-culture et les immenses écrans de l’EP7 à Paris permettent à ces artistes numériques de diffuser leurs œuvres non plus seulement sur Internet.

 

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Autonomie Zéro, Cité internationale des arts, Némo, Biennale des arts numériques, Paris

Du 21 novembre au 2 décembre 2019

 

Commissariat : Gilles Alvarez et Dominique Moulon.

Artistes : Donatien Aubert, Marion Balac & Carlos Carbonell, Adam Basanta, Rocio Berenguer Roldan, Émilie Brout & Maxime Marion, Christophe Bruno, Quentin Destieu, Benjamin Gaulon & Jérôme Saint-Clair, Elisa Giardina Papa, Varvara Guljajeva & Mar Canet, So Kanno & Yamaguchi Takahiro, Esmeralda Kosmatopoulos, Fabian Kühfuß, Pe Lang, Claire Malrieux, Egor Kraft, Julien Prévieux, Bérénice Serra avec Marion Balac, Raphaël Fabre, Mathieu Tremblin, Arzhel Prioul et Julien Toulze.

 

Il est de multiples manières d’envisager l’absence ou la perte d’autonomie, tant chez l’humain que chez la machine, mais c’est une question sociétale essentielle. Nous avons, au fil du temps, délégué nos connaissances et intelligences aux centres de données et applications. Jusqu’à nos souvenirs les plus intimes dont on ne saurait dire avec précision où ils sont localisés. Nous perdons tous nos moyens à l’idée même qu’une batterie soit faible ou qu’un service, ne serait-ce que temporairement, soit inaccessible...

L’exposition Autonomie Zéro vise à remettre de l’humain dans la machine comme à révéler l’importance des décisions ou intuitions qui sont nôtres et le resteront vraisemblablement encore pour longtemps. Les algorithmes, nous dit-on, sont susceptibles d’apprendre par eux-mêmes si tant est qu’on les stimule. C’est cette stimulation essentielle que l’on veut examiner ici, à travers les œuvres d’artistes au plus près des dispositifs techniques qu’ils mettent en œuvre pour faire acte de création ensemble. La dédramatisation de l’absence ou de la perte d’autonomie nous permet d’envisager l’interdépendance telle la valeur première d’un art d’aujourd’hui en cette ère du tout-numérique.

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