La seconde série d’Organismes biosynthétiques présente des images générées par ordinateur d’êtres vivants imaginaires (faisant ici penser à des êtres marins), imprimés sur plexiglas et insérés dans des hublots rétroéclairés. La thématique abordée est semblable à celle de la première série : des vivants imaginaires sont présentés à la manière d’objets manufacturés (ici, comme des objets de joaillerie). Les images générées suscitent une fascination étrange : les modèles correspondent-ils à de véritables êtres vivants ? Les méthodes de rendus choisies permettent de critiquer l’aseptisation croissante du vivant dans nos sociétés informationnelles et policées.

 

La curiosité mêlée de mélancolie à l’égard du vivant à l’époque contemporaine, est suscitée en grande partie par les effets toujours plus délétères de l’anthropisation des sols et des mers. La série présentée ici est pensée sur un modèle actualisé du goût qu’avaient développé au XIXe siècle les sociétés développées pour l’aquariophilie et l’entomologie, à une époque où les effets néfastes de l’industrialisation sur l’environnement commençaient justement à se faire ressentir.

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