Empirisme direct : installation n°2 Le projet d'installation que j'ai conceptualisé en 2011 regroupait en une seule salle les différents travaux de cette même année (voir  Architectures-spectres). De par leur emplacement dans l'espace et  les analogies formelles existant entre les différentes pièces, il était  possible de reconstituer les référents qui liaient les différents  travaux les uns avec les autres, de manière tautologique. A l'inverse, les deux installations Empirisme direct sont interactives,  leurs significations découlent de l'interaction des visiteurs avec  elles. Elles ne sont restées qu'aux stade de projets. J'en ai réalisé  six dessins et deux animations. Pensées de manière immersives,  elles sont activables grâce au déplacement des visiteurs au sein  des espaces qui leur sont dévolus. L'installation n°2 est constituée d'une plateforme accessible par  trois escaliers en colimaçon, pris dans une cage en forme de  prisme. Au sommet de la plateforme se trouvent quatre étages  constituées de panneaux pliants. Ils adoptent la topologie du flocon de Helge von Koch, projeté à la verticale : une fractale inventée par le scientifique éponyme en 1906. Pour construire le flocon, il faut  tracer un triangle équilatéral, diviser ses arêtes par trois, puis faire  naître des segments médians de nouveaux triangles équilatéraux.  Enfin enlever les arêtes intérieures. Chaque étage est décalé de  30° par rapport à celui sur lequel il est dressé. Des balises permettent de détecter le nombre de spectateurs  situés autour de la structure. Si plus de la moitié (la proportion a  été choisie arbitrairement, et dépend en réalité du poids que  pourrait supporter la plateforme) montent au sommet de la  structure, ils déclenchent le repli sur eux-mêmes des panneaux.  Chaque itération du flocon de Koch est réduite jusqu'au triangle  équilatéral à partir duquel il est construit. A ce moment les quatre  triangles équilatéraux forment de par leur décalage de 30° le plan  employé par Vitruve pour construire les amphithéâtres romains. Il  me permet de souligner le rôle que peut revêtir l'installation en tant  qu'observatoire astronomique. En effet dans le plan de Vitruve,  chaque pointe des triangles correspond à un signe du zodiaque,  soulignant l'importance à l'échelle cosmologique dont relevait le  théâtre pour les Grecs et plus tard les Romains. A chaque projet d'installation est associée une sculpture qui lui  emprunte au moins un élément formel. Elles ont été pensées  comme des dispositifs mnémoniques, susceptibles de restaurer  chez le sujet qui les contemple le souvenir du mode de  fonctionnement des installations ou, tout au moins, les fractales qui  structurent leur architecture. Impression numérique sur papier mat, contrecollée sur dibond / 32,9X59,3CM